Le philosophe Brésilien Socrates

Au tournant des années 80, un homme va marquer son sport. Son pays, un attaquant brésilien, parfois milieu de terrain, il s’agit de Socrates.

photo socrates

La jeunesse de Socrates :

Socrates vit une jeunesse assez différente des autres jeunes brésiliens. Son père passe d’ouvrier à inspecteur fiscal. Socrates étudiera donc dans la meilleure école de Sao Paulo. A travers le foot il côtoie l’autre Brésil. A l’arrière du 4×4 qui l’emmène au match se trouve des gamins issus des favelas. Ce moment façonnera ces combats à venir. Son but étant jeune est de devenir médecin. Il réussit à le devenir en obtenant une licence de médecine. Mais au pays où le football est roi. Socrates revient vite sur son choix et il choisit le rectangle vert.

Sa carrière :

Très grand, il mesure 1.92m. Le milieu offensif n’est pas rapide mais il brille avec sa grande vision du jeu, sa qualité technique et sa frappe sèche. Son geste favori est la talonnade dos au jeu, ce qui fait de lui une menace permanente pour les défenses. Sa première équipe en pro est le Botafogo-Sao Paulo où il inscrira 101 buts en 269 matchs. Mais c’est au Corinthians que le milieu offensif va le plus s’illustrer. Mais à ses débuts au Corinthians Socrates a eu du mal se faire accepter par les supporter. La cause a un comportement trop intellectuel du joueur.

Le salut viendra donc sous la tunique jaune. En 1982, il inscrit l’un des plus beaux buts de la coupe du monde. Le surnom de Socrates dans les médias est le « capitaine cool ». A chacun de ces matchs Socrates porte un bandeau avec un message politique.

Le rebelle Socrates :

Grâce au joueur, c’est le vestiaire qui choisit les orientations que le club doit prendre. L’équipe a apporté un message de démocratie au peuple qui était encore sous le régime militaire. Le docteur devient un homme public dans son pays. Avec un passage raté en Europe la pépite Brésilienne revient au Brésil épuisé. Son alcoolisme notoire lui coutera bien des amitiés et malheureusement la vie en 2011. Plus jeune Socrates avait déclaré qu’il souhaite mourir un dimanche ainsi qu’un jour de titre pour les Corinthians. Ce fut le cas le dimanche 4 décembre au petit matin et son club est sacré 15 heures plus tard.

Homme timide, mais que l’alcool libère, docteur, fumeur et footballeur le joueur est célébré comme un démocrate convaincu, mais il milite avant tout pour sa propre liberté. Socrates est une énigme à lui tous seuls. Sa vie fut ombre et lumière. Le joueur nous apprend que la porte du football va bien au-delà du simple rectangle vert.